mardi 18 août 2015

Le cheval de troie du top 10 des meilleurs artistes féministes arabes réalisé Bouinartinfo

Bouinarinfo vient de publier le Top 10 des meilleures artistes féministes du monde arabe qui se trouve refléter à merveille les dictats d'une certaine mouvance internationale, à savoir la lutte contre l'Islam sous couvert de lutter contre le radicalisme de certains fanatiques hystériques. Ces nouvelles féministes parées des plus beaux atours de l'art devront passer le message aux populations du monde musulman au Proche orient et au Maghreb et dans les pays occidentaux : l'Islam par essence opprime, l'Islam par essence domine, voire pousse au viol, l'Islam est le meilleur ennemi de la femme CQFD 

Alors qui mieux que les artistes féministes qui sont sans cesse présentées comme des éternelles victimes de ce nouveau totalitarisme, pour être le fer de lance de cette nouvelle révolution au nom de l'égalité hommes/femmes.
Loin de moi l'idée de défendre l'indéfendable à savoir,  que toutes les religions ont eu une vison retrogade de la place de la femme dans les sociétés, mais leurs pratiques ont évoluées au gré des luttes féministes réelles . Alors pourquoi pas l'Islam ?

Mais revenons à ce Top 10 dont on remarquera une surreprésentation des artistes du Proche Orient exception faite de Meriem Bouderbala et Khattari (respectivement tunisienne et marocaine) , la première qui nous livre des corps de femmes empaquetés dans un traversin lui même empaqueté dans un sac en plastique et que l'auteur de l'article désigne comme étant "une longue burqua-coussin".
Que dire aussi des "Houris vierges au paradis" de Khattari ?

Recommandons pour ceux qui aiment l'art conceptuel "Les paravents" de Mona Hatoum, raclettes géantes, monumentales, orientées en paravent, auxquels pour ma part je préfère et de très loin les peintures sur bois de Kahraman qui dénoncent des corps livrés au botox et qui me renvoie au trés bon livre de Mona Chollet "Beauté fatale".
Rappelons que ce classement (qui en soi est une hérésie pour qui travaille dans le domaine artiste) émane du Bouinartinfo, groupe de média international qui allie art et luxe et dont le somment est un lieu d'échanges en partenariat avec les Nations Unies. Celui-ci qui rassemble les grands patrons, les chefs d'Etat, les lauréats du prix Nobel et les artistes avec pour objectif d'exploiter "les opportunités offertes par la mondialisation".
Gageons que le marché de l'art va se repaitre de ce nouveau segment des artistes féministes arabes, car il s'agit bien de marché.

 http://fr.blouinartinfo.com/news/story/817282/le-top-10-des-meilleures-artistes-feministes-arabes

lundi 10 août 2015

L'éternel conflit du dessin et de la couleur par Matisse

L’éternel conflit du dessin et de la couleur
Notes d’un peintre sur son dessin (Le Point, n°21, juillet 1939
[…]
Mon dessin au trait est la traduction directe et la plus pure de mon émotion. La simplification du moyen permet cela. Cependant, ces dessins sont plus complets qu’ils peuvent paraître à certains qui les assimileraient à une sorte de croquis. Ils sont générateurs de lumière ; regardés dans un jour réduit ou bien dans un éclairage indirect, ils contiennent, en plus de la saveur et de la sensibilité de la ligne, la lumière et les différences de valeurs correspondant à la couleur, d’une façon évidente. Ces qualités sont aussi visibles en pleine lumière, pour beaucoup. Elles viennent de ce que ces dessins sont toujours précédés d’études faites avec un moyen moins rigoureux que le trait, le fusain par exemple ou l’estompe, qui permet de considérer simultanément le caractère du modèle, son expression humaine, la qualité de la lumière qui l’entoure, son ambiance et tout ce qu’on ne peut exprimer que par le dessin. Et c’est seulement là que j’ai la sensation d’être épuisé par ce travail, qui peut durer plusieurs séances que, l’esprit clarifié, je puis laisser aller ma plume avec confiance. J’ai alors le sentiment évident que mon émotion s’exprime par le moyen de l’écriture plastique. Aussitôt que mon trait ému a modelé la lumière de ma feuille blanche, sans en enlever sa qualité de blancheur attendrissante, je ne puis plus rien lui ajouter, ni rien en reprendre. La page est écrite ; aucune correction n’est possible. Il n’y a plus qu’à recommencer si elle est insuffisante comme s’il s’agissait d’une acrobatie. Il contient, amalgamés selon mes possibilités de synthèse, les différents points de vue que j’ai pu, plus ou moins, assimiler par mon étude préliminaire.